Encyclopédie · Vol. I

Glossaire

du torrent, du VPN et du NAS

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Plus d'une centaine de définitions, classées par thème, écrites pour qui n'ose pas toujours demander. À garder en favori, à consulter dès qu'un terme dérape.

I

BitTorrent

Le vocabulaire du monde torrent : tout ce qui se passe quand vous cliquez sur un magnet link.

Ratio

Rapport entre ce que vous avez uploadé (donné aux autres) et ce que vous avez téléchargé (reçu). Un ratio de 1.0 signifie que vous avez partagé exactement autant que pris. Sur les trackers privés, viser 2.0 minimum.

Exemple. Vous téléchargez 10 Go, vous uploadez 15 Go → ratio = 1.5

Seed / Seeder

Un utilisateur qui possède le fichier complet et le partage aux autres. Plus un torrent a de seeders, plus il est rapide à télécharger. Seeder, c'est aussi le verbe : "je seed ce torrent depuis trois mois".

Leech / Leecher

Un utilisateur en train de télécharger, qui n'a pas encore le fichier complet. Par extension péjorative : quelqu'un qui download sans jamais partager en retour.

Swarm

L'ensemble des seeders et leechers connectés sur un même torrent. Un "gros swarm" = beaucoup de monde, donc téléchargement rapide.

Exemple. Un torrent avec 500 seeders et 200 leechers → swarm de 700 pairs.

Peer

Terme générique pour désigner un participant au swarm (seeder OU leecher). En français : un "pair".

Tracker

Serveur qui tient à jour la liste de qui partage quel torrent. Votre client BitTorrent le contacte pour savoir à qui demander les morceaux du fichier.

Tracker public vs privé

Public : ouvert à tous, pas de compte (ex : archive.org). Privé : compte obligatoire, ratio imposé, ambiance communautaire, qualité triée. Les trackers privés sont l'élite du torrent.

Magnet link

Lien qui commence par magnet: et contient l'empreinte unique (hash) du torrent. Remplace le fichier .torrent : pas besoin de le télécharger, votre client le reconnaît directement.

.torrent

Petit fichier (quelques Ko) qui contient les métadonnées du torrent : liste des fichiers, taille, trackers associés, hash. Historiquement la méthode standard, de plus en plus remplacée par les magnets.

Hash

Empreinte cryptographique unique d'un torrent (généralement SHA-1). 2 torrents identiques auront toujours le même hash. C'est ce qui permet à BitTorrent de vérifier l'intégrité des morceaux reçus.

DHT

Distributed Hash Table. Réseau pair-à-pair décentralisé qui permet de trouver des seeders sans passer par un tracker central. Utile si le tracker tombe.

PeX

Peer Exchange. Quand deux clients BitTorrent connectés s'échangent leurs listes de pairs connus. Rend le swarm plus robuste.

LSD

Local Service Discovery. Permet à votre client de trouver d'autres clients BitTorrent sur le même réseau local (même box internet).

Stalled

État d'un torrent qui ne progresse plus faute de seeders. Rien à télécharger, personne n'a les morceaux manquants. Peut durer des jours, semaines, mois.

Freeleech

Torrent ou événement où le download n'est pas comptabilisé dans votre ratio : votre statistique de téléchargement reste stable même si vous récupérez le fichier. Mécanisme courant sur les trackers privés.

Hit and run

Télécharger un torrent puis arrêter de le partager avant d'avoir atteint un ratio minimum (souvent 1.0 ou 72h de seed). Bannissable sur trackers privés.

Buffer

Votre marge de ratio au-dessus du minimum requis. Si vous devez tenir 1.0 et que vous êtes à 2.3, votre buffer est de 1.3.

Nuke

Torrent retiré par les modérateurs pour mauvaise qualité, doublon, fake, mauvais encodage, etc. Votre upload/download sur ce torrent peut être annulé.

Internal release

Release produite par l'équipe interne d'un tracker privé, exclusive à celui-ci. Souvent gage de qualité supérieure.

Scene

Ensemble historique de groupes de release organisés selon des règles strictes (nommage, qualité, timing). Concept culturel important pour comprendre l'origine des conventions de release encore utilisées aujourd'hui.

Webrip

Capture d'un contenu diffusé sur une plateforme de streaming. Qualité généralement bonne mais légèrement inférieure à un WEB-DL natif.

II

VPN & sécurité

Les termes à connaître pour comprendre comment un VPN vous protège vraiment.

VPN

Virtual Private Network. Tunnel chiffré entre votre appareil et un serveur distant. Votre FAI ne voit plus ce que vous faites, juste que vous êtes connecté à ce serveur.

WireGuard

Protocole VPN moderne (2020), plus rapide et plus simple qu'OpenVPN. Code compact (~4000 lignes), audit facile, perf excellentes. Standard de fait en 2026.

OpenVPN

Protocole VPN historique (2001), toujours solide mais plus lent que WireGuard. 2 modes : TCP (plus stable, plus lent) ou UDP (plus rapide).

IKEv2

Internet Key Exchange v2. Protocole VPN surtout utilisé sur mobile pour sa bonne gestion des changements de réseau (WiFi → 4G sans couper).

Kill switch

Fonction qui coupe automatiquement tout votre trafic Internet si le VPN se déconnecte. Évite que votre vraie IP soit exposée même deux secondes.

Exemple. Essentiel pour torrent : si le VPN tombe, qBittorrent s'arrête au lieu d'exposer votre IP.

Port forwarding

Ouverture d'un port entrant à travers le VPN pour que les autres pairs puissent vous contacter. Sans ça, vous êtes "NATé", peu de peers peuvent se connecter à vous → ratio difficile.

NAT-PMP

Protocole qui permet à votre client BitTorrent de demander automatiquement l'ouverture d'un port au serveur VPN. ProtonVPN utilise ce mécanisme.

No-log policy

Engagement du VPN de ne garder AUCUN log de vos activités (qui, quand, quoi, adresse IP). Valeur uniquement si auditée par un cabinet indépendant.

DNS leak

Fuite : vos requêtes DNS ("quel est l'IP de netflix.com ?") passent par votre FAI au lieu du VPN, révélant ce que vous consultez.

WebRTC leak

Fuite via un mécanisme des navigateurs qui peut exposer votre vraie IP locale, même avec VPN actif. À bloquer via extension ou paramètre navigateur.

Split tunneling

Option permettant de router certaines applications via le VPN et d'autres non. Pratique : torrent via VPN, streaming français en direct.

Multi-hop / Double VPN

Faire passer votre trafic par 2 serveurs VPN successifs. Plus de confidentialité mais vitesse réduite. Peu utile pour torrent.

Tor

The Onion Router. Réseau d'anonymisation qui fait passer votre trafic par 3 nœuds successifs, chacun chiffré en couches (d'où "oignon"). Anonyme mais lent.

Onion routing

Principe utilisé par Tor : chaque nœud pèle une couche de chiffrement et ne connaît que le nœud précédent et le suivant. Personne ne voit l'ensemble du chemin.

Juridiction

Pays où la société VPN est enregistrée. Détermine quelles lois s'appliquent en cas de demande judiciaire. Suisse, Panama, Îles Vierges = généralement favorables.

5/9/14 Eyes

Alliances d'États qui s'échangent du renseignement : 5 Eyes (US, UK, CA, AU, NZ), 9 Eyes (+ FR, DK, NO, NL), 14 Eyes (+ DE, BE, IT, SE, ES). À éviter pour un VPN vraiment anonyme.

RAM-only servers

Serveurs VPN qui tournent entièrement en mémoire vive, sans disque dur. Coupure électrique = tout disparaît. Impossible de saisir des logs a posteriori.

III

NAS & Docker

Pour celles et ceux qui veulent leur propre seedbox maison sur NAS Synology, QNAP ou serveur Linux.

NAS

Network Attached Storage. Boîtier avec plusieurs disques durs, connecté à votre réseau, accessible depuis n'importe quel appareil. Les marques phares : Synology, QNAP, Asustor.

RAID

Redundant Array of Independent Disks. Technique qui combine plusieurs disques pour augmenter soit la vitesse, soit la sécurité (redondance), soit les deux.

SHR

Synology Hybrid RAID. Variante de RAID propriétaire à Synology, plus flexible que le RAID classique : tolère des disques de tailles différentes sans perdre d'espace.

RAID 1 / RAID 5 / RAID 6

RAID 1 : miroir, 2 disques identiques, tolère 1 panne. RAID 5 : 3+ disques, tolère 1 panne, perd l'équivalent d'un disque en capacité. RAID 6 : 4+ disques, tolère 2 pannes.

Hot-swap

Capacité à changer un disque dur sans éteindre le NAS. Utile pour remplacer un disque défaillant sans interruption de service.

Docker

Système de containers : permet de faire tourner des applications isolées sur un même serveur, chacune avec ses propres dépendances. Omniprésent sur les NAS modernes.

Container

Instance isolée d'une application Docker. Vous lancez une image → vous avez un container en cours d'exécution. Comme une mini-VM, mais beaucoup plus léger.

Image Docker

Modèle figé qui sert à créer des containers. Contient l'appli + ses dépendances + son système minimal. On récupère les images depuis Docker Hub.

Volume Docker

Stockage persistant attaché à un container. Permet que vos données survivent quand vous supprimez/recréez le container.

Bind mount

Mapping entre un dossier de l'hôte (NAS) et un dossier du container. Exemple : /volume1/downloads côté NAS ↔ /downloads côté qBittorrent container.

docker-compose

Fichier YAML qui définit une ou plusieurs applications Docker à lancer ensemble. Exemple : qBittorrent + GlueTUN (VPN) + Sonarr dans un seul docker-compose.yml.

Hardlink

Lien dur : deux chemins de fichiers qui pointent vers la même donnée sur le disque (même inode). Économise l'espace : Radarr peut "garder" un film dans 2 dossiers sans le dupliquer.

Exemple. Essentiel pour Radarr/Sonarr : le torrent reste en seed ET le film apparaît dans Plex, sans doubler l'espace disque.

Symlink

Lien symbolique. Raccourci qui pointe vers un autre fichier/dossier. Si la cible disparaît, le symlink devient cassé (contrairement aux hardlinks).

Bitrot

Corruption silencieuse de données sur un disque dur due au vieillissement. Un bit se retourne, le fichier devient invalide sans que personne ne s'en aperçoive. Les systèmes de fichiers modernes (ZFS, Btrfs) détectent et corrigent.

Scrubbing

Vérification d'intégrité périodique du système de fichiers. Compare les checksums de chaque fichier pour détecter le bitrot. Synology lance un scrub automatique tous les 3-6 mois.

Snapshot

Capture instantanée de l'état d'un volume à un instant T. Permet de revenir en arrière rapidement après une suppression accidentelle ou un ransomware.

Backup 3-2-1

Règle d'or de la sauvegarde : 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site (cloud, ou disque chez un ami).

IV

Médias & qualité

Tout le jargon des releases : codecs, résolutions, sources, HDR et audio surround.

Codec

Algorithme d'encodage qui compresse la vidéo/audio. Chaque codec a ses forces : taille de fichier, compatibilité, qualité à débit équivalent.

x264 / H.264

Codec vidéo le plus répandu depuis quinze ans. Compatible partout, mais moins efficace que ses successeurs. Les releases "x264" sont des encodages logiciels de qualité.

x265 / HEVC

High Efficiency Video Coding. Successeur de H.264, environ 2x plus efficace à qualité égale → fichiers 2x plus petits. Parfait pour stocker du 4K, moins compatible.

AV1

Codec vidéo moderne et libre (2018), encore plus efficace que HEVC. Adopté par YouTube et Netflix mais peu présent dans les releases torrent par manque de support hardware.

Bitrate

Débit de données par seconde (Mbps ou kbps). Plus c'est élevé, plus la qualité est bonne, plus le fichier est gros. Un BluRay tourne à 30-50 Mbps, un web-dl 1080p à 5-10 Mbps.

Résolution

Nombre de pixels de l'image. 720p (HD) = 1280×720, 1080p (Full HD) = 1920×1080, 4K (UHD) = 3840×2160. Plus la résolution monte, plus le débit doit suivre.

HDR

High Dynamic Range. Plage de couleurs et de luminosité élargie : blancs plus brillants, noirs plus profonds, couleurs plus riches. Nécessite un écran compatible.

HDR10 / Dolby Vision / HDR10+

Variantes de HDR. HDR10 = standard ouvert de base. Dolby Vision = optimisation image par image (meilleur, propriétaire). HDR10+ = équivalent ouvert à Dolby Vision.

BluRay vs DVD

DVD = 720×480, ~5 Mbps, qualité correcte. BluRay = 1080p à 30-50 Mbps, qualité bien supérieure. UHD BluRay = 4K + HDR, qualité optimale physique.

REMUX

Extraction d'un BluRay sans réencodage : on garde la piste vidéo et audio d'origine dans un nouveau conteneur (MKV). Qualité maximale, fichiers énormes (30-60 Go).

WEB-DL

Rip propre d'une plateforme de streaming (Netflix, Prime, Disney+) sans réencodage, avec les pistes audio/sous-titres d'origine. Excellente qualité, fichiers raisonnables.

WEBRip

Capture d'écran d'une plateforme streaming, réencodée. Qualité inférieure à un WEB-DL à fichier équivalent. Souvent utilisé quand le WEB-DL direct n'est pas possible.

HDTV

Capture d'une diffusion TV hertzienne ou satellite. Qualité variable selon la chaîne, contient parfois des logos ou pubs. Historiquement la seule source pour les séries TV.

CAM

Capture faite avec une caméra en salle de cinéma. Qualité très médiocre : écran flou, angle de biais, spectateurs qui passent, son pourri. À éviter sauf nouveauté absolue.

5.1 / 7.1 / Atmos

Canaux audio surround. 5.1 = 5 enceintes + caisson de basses. 7.1 = 7 enceintes + caisson. Atmos = canaux additionnels au plafond pour effet 3D (Dolby Atmos).

Lossless / Lossy

Lossless : audio sans perte (FLAC, ALAC, Dolby TrueHD). Qualité identique à l'original. Lossy : avec perte (MP3, AAC, Dolby Digital). Fichiers plus petits, qualité dégradée.

Encode

Réencodage avec compression. Un groupe "encode" prend un REMUX et le recompresse pour obtenir un fichier plus petit tout en préservant la qualité visuelle.

Transcoding

Conversion vidéo en temps réel, souvent par Plex ou Jellyfin, pour adapter le fichier au client (résolution, codec, débit). Demande du CPU ou GPU puissant.

V

Réseau

Les bases du réseau informatique pour comprendre ce qui se passe derrière votre box.

IP / Adresse IP

Identifiant numérique unique de chaque appareil sur un réseau. Votre box a une IP publique (exposée à Internet), vos appareils ont des IP locales (192.168.x.x).

IPv4 vs IPv6

IPv4 : format à 4 nombres (192.168.1.1), bientôt épuisé. IPv6 : format moderne bien plus long, adoption progressive. La plupart des réseaux utilisent encore IPv4.

DNS

Domain Name System. Annuaire qui traduit les noms de domaine (google.com) en adresses IP (142.250.74.110). Sans DNS, vous devriez retenir des numéros.

NAT

Network Address Translation. Votre box translate les IP locales de vos appareils en une seule IP publique pour Internet. Explique pourquoi le port forwarding est nécessaire.

Port

Canal de communication numérique associé à une IP. HTTP utilise 80, HTTPS 443, SSH 22. BitTorrent utilise généralement un port entre 6881 et 6889 (ou personnalisé).

TCP vs UDP

TCP : protocole fiable, vérification, retransmission (web, mail). UDP : rapide, sans garantie de livraison (streaming, jeu en ligne, WireGuard). BitTorrent utilise les deux.

Latence / Ping

Délai aller-retour d'un paquet, en millisecondes. 10 ms = excellent, 50 ms = bon, 200 ms = sensible. Important pour le jeu et la visio, peu pour le téléchargement.

Bande passante

Débit maximal théorique de votre connexion (souvent 1 Gbps aujourd'hui en fibre). Ce que vous obtenez réellement est toujours un peu moins.

Mbps vs MB/s

Piège classique. 1 Byte = 8 bits. Une connexion "1 Gbps" = 1 000 Mbps = ~125 MB/s max. Les FAI annoncent en bits (ça fait plus gros), les logiciels en bytes.

Exemple. Fibre 1 Gbps → dans qBittorrent vous verrez max ~110 MB/s.

Fibre / FTTH

Fiber To The Home. Fibre optique qui va jusqu'à votre domicile. Latence très basse, débits 1 Gbps à 8 Gbps selon l'offre, très stable.

ADSL / VDSL

Anciennes technologies sur ligne téléphonique cuivre. ADSL : 1-20 Mbps, VDSL : jusqu'à 100 Mbps. Remplacées par la fibre, en voie de disparition en France.

Routeur vs box vs modem

Modem : traduit le signal FAI en IP. Routeur : dirige les paquets entre vos appareils et Internet. Box : les deux dans un seul boîtier, plus WiFi et TV.

LAN vs WAN

LAN (Local Area Network) : votre réseau local, à la maison. WAN (Wide Area Network) : Internet, le réseau étendu. Votre box fait le pont entre les deux.

Colophon

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