Configurer rTorrent + ruTorrent sur seedbox : la config qui fait du ratio
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Configurer rTorrent + ruTorrent sur seedbox : la config qui fait du ratio

Le guide complet pour configurer rTorrent et ruTorrent sur votre seedbox : panel, profils ratio, RSS auto, filtre par tag. Marche sur Seedbox.io, Ultra.cc, RapidSeedbox.

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Ce guide a un but éducatif. monratio.fr n'encourage en aucun cas le piratage ou le téléchargement illégal de contenus protégés par le droit d'auteur. rTorrent et ruTorrent sont des logiciels libres utilisés par les seedbox pour gérer des transferts de distributions Linux, de jeux libres et de contenus sous licence Creative Commons.

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🌱 Pourquoi rTorrent + ruTorrent (et pas qBittorrent)

Quand vous souscrivez à une seedbox, vous n'installez rien : tout est préconfiguré sur un serveur distant. Et dans 90% des cas, le client torrent proposé par défaut, c'est rTorrent. Piloté via une interface web qui s'appelle ruTorrent.

Pourquoi ce duo plutôt que qBittorrent ? Parce qu'une seedbox tourne headless (sans écran, 24h/24) et partage son serveur avec d'autres clients. Il faut un client ultra léger, robuste, qui ne plante pas après 90 jours de seedage en continu. rTorrent coche toutes les cases.

Clients torrents sur seedbox en 2026 :

rTorrent + ruTorrent (ce guide) Léger, stable, standard seedbox
Deluge Bon, mais plus lourd en headless
qBittorrent (Web UI) Confortable, mais plus gourmand
Transmission Minimaliste, peu de plugins

Ce qui fait de rTorrent + ruTorrent le choix évident pour une seedbox :

  • Empreinte mémoire minuscule : 30-50 Mo pour rTorrent, contre 200-400 Mo pour qBittorrent. Essentiel sur un serveur partagé.
  • Stabilité légendaire : rTorrent peut tourner des mois sans redémarrage, avec 2000 torrents en charge.
  • Configurable au pixel : chaque paramètre s'expose via le fichier .rtorrent.rc ou via les plugins ruTorrent.
  • Écosystème de plugins mature : RSS, AutoTools, Tracker_Status, Geoip, RatioColor… tout ce qu'il faut pour automatiser le ratio.

Le revers de la médaille : l'interface est plus austère que qBittorrent. Pas de gros boutons colorés, pas d'assistants de bienvenue. Mais une fois apprivoisée, elle est redoutablement efficace.

rTorrent : client C++ ncurses originel par Jari Sundell. Consommation RAM dérisoire, socket XMLRPC exposée via SCGI, piloté par ruTorrent (PHP). Standard de facto sur les seedbox managées (Seedbox.io, Ultra.cc, RapidSeedbox, Pulsedmedia). Fichier de config : ~/.rtorrent.rc en ligne de commande, plugins ruTorrent en surcouche web. Pour piloter à distance : rtxmlrpc.

Un peu d'histoire. rTorrent a été écrit en 2005 par Jari Sundell, avec une philosophie Unix jusqu'au bout : un seul job bien fait, configurable par fichier texte, pilotable à distance. ruTorrent est venu en 2008 comme front-end web, et le duo est rapidement devenu le standard des seedbox.

Pourquoi pas qBittorrent sur seedbox ? La plupart des bons providers proposent qBittorrent en option (Seedbox.io, Ultra.cc). Si vous venez de qBittorrent, vous pouvez rester dessus. Mais pour profiter pleinement d'une seedbox partagée (10 Gbps, stockage massif, 200+ torrents seedés), rTorrent consomme moins et encaisse mieux la charge.

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🚪 Premier accès au panel

À la création de votre seedbox, votre fournisseur vous envoie un email avec trois informations cruciales : l'URL du panel (souvent quelque chose comme https://vous.seedbox.io), votre identifiant, et votre mot de passe. Gardez cet email précieusement.

Rendez-vous sur l'URL, entrez vos identifiants, et vous arrivez sur le panel de votre fournisseur. De là, vous trouvez un bouton "ruTorrent" (ou parfois directement la page ruTorrent si votre provider la met en home). Cliquez.

ruTorrent - vue d'ensemble

[barre supérieure] + Add torrent | + Add URL | Start | Pause | Remove | Force recheck | Settings
[sidebar]
Tous (42)
Téléchargement (3)
Envoi (39)
Terminés (39)
TRACKERS
c411 (12)
AB (8)
BTN (22)
LABELS
Films (18)
Séries (20)
Musique (4)
[liste centrale]
ubuntu-24.04-desktop.iso Seed 2.47
debian-live.iso Seed 8.14
Téléchargement… 67% 83 Mo/s

Regardez attentivement l'interface. 3 zones à repérer avant tout :

  1. La barre supérieure : toutes les actions sur les torrents (ajouter, démarrer, pauser, supprimer, paramètres). C'est votre barre d'outils.
  2. La liste centrale : vos torrents, avec leur nom, statut, taille, ratio, vitesses. C'est là que vous passerez 90% du temps.
  3. La barre latérale gauche : les filtres. États (Tous, Téléchargement, Envoi, Terminés), Trackers (un par tracker), Labels (vos catégories). La base de l'organisation.

En bas de l'écran, une barre de statut affiche votre upload/download global. Si elle reste désespérément à 0, c'est que rien ne tourne encore (normal au premier accès).

Premier réflexe : cliquez sur le menu Settings (icône engrenage en haut à droite) pour repérer où tout se configure. On va y revenir dès l'étape 3.

Accès ruTorrent via URL fournie par le panel (/rutorrent ou sous-domaine dédié). Auth via .htpasswd (HTTP basic) côté serveur. Stack typique : nginx + php-fpm + SCGI vers rTorrent. Interface jQuery historique, pas une SPA moderne. Sidebar = plugins trackerlabels + label. Shortcuts clavier : Del (remove), Espace (start/pause), Ctrl+A (select all).

Je ne retrouve plus mes identifiants. Tous les bons fournisseurs (Seedbox.io, Ultra.cc, RapidSeedbox) permettent de réinitialiser le mot de passe ruTorrent depuis le panel client. Si vous bloquez, ouvrez un ticket support : ils répondent en moins d'une heure.

L'URL a un suffixe bizarre. C'est normal. Beaucoup de providers utilisent /rutorrent/ en fin d'URL, ou un sous-domaine dédié. Vérifiez que vous êtes bien en HTTPS (cadenas vert) : jamais en HTTP, vos identifiants circuleraient en clair.

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🧩 Activer les bons plugins

Par défaut, ruTorrent embarque une vingtaine de plugins. Tous ne sont pas actifs, et certains sont franchement inutiles. On va faire le tri pour ne garder que ce qui sert vraiment au ratio et à l'organisation.

Rendez-vous dans Settings > Plugins (icône engrenage, puis l'onglet Plugins). Vous arrivez sur un tableau avec la liste de tous les plugins installés, chacun avec un statut Actif / Inactif.

Settings > Plugins (les essentiels à activer)

rss Gère les flux RSS pour l'auto-download
ACTIF
autotools (AutoDL-iRSSI) Profils de ratio et suppression auto
ACTIF
tracklabels Regroupe automatiquement par tracker dans la sidebar
ACTIF
ratiocolor Colore le ratio en rouge / orange / vert
ACTIF
geoip Affiche le drapeau pays des pairs
ACTIF
scheduler Planifie les limites horaires (rarement utile sur seedbox)
INACTIF
screenshots Génère des aperçus vidéo (gourmand en CPU)
INACTIF

À activer impérativement :

  • rss : c'est le plugin qui permet de récupérer automatiquement les nouveaux torrents des trackers via leur flux RSS. Cœur de l'automatisation.
  • autotools (souvent appelé AutoDL-iRSSI ou AutoRemove selon les versions) : crée des profils de ratio avec actions automatiques. Sans lui, vous gérez tout à la main.
  • tracklabels : regroupe automatiquement vos torrents par tracker dans la sidebar. Indispensable quand vous avez 5 trackers différents.
  • ratiocolor : passe le ratio en rouge sous 1.0, orange entre 1.0 et 2.0, vert au-dessus. Visuellement on repère tout de suite les torrents en danger.
  • geoip : affiche le drapeau des pairs. Utile pour détecter les swarms sains vs pourris.

À désactiver si c'est actif :

  • scheduler : sert à planifier des limites de vitesse selon les heures. Inutile sur seedbox (connexion dédiée 24/7). Désactivez-le : il consomme peu, mais autant ne pas s'encombrer.
  • screenshots : génère des captures d'aperçu pour les torrents vidéo. Gourmand en CPU et I/O, rarement utile. Laissez désactivé.

Cliquez sur chaque ligne pour basculer Actif/Inactif. Certaines versions demandent de cliquer sur le statut lui-même, d'autres sur un bouton à droite. Rechargez la page (F5) après modification pour voir les changements s'appliquer dans l'interface.

Cas particulier : certains providers verrouillent la page Plugins (pour éviter que vous cassiez tout). Si vous ne pouvez rien modifier, ouvrez un ticket support en précisant quels plugins vous voulez activer. Ils le feront côté serveur en quelques minutes.

Settings > Plugins : activez rss, autotools (AutoDL-iRSSI), tracklabels, ratiocolor, geoip. Désactivez scheduler (inutile 24/7 datacenter), screenshots (I/O gratuite). Plugins installés dans /srv/rutorrent/plugins/ côté serveur, chacun avec son conf.php. Si verrouillé par le provider : ticket support avec liste précise. Reload interface après toggle.

Plugins bonus utiles. Selon votre provider, vous trouverez parfois trafic (monitoring bande passante), diskspace (alerte quand le disque sature), ou cpuload (suivi charge serveur). Activez-les, ils coûtent zéro et informent bien.

Plugins à éviter. Le plugin unpack (décompression auto des archives) paraît pratique, mais il est buggé et consomme du CPU. Préférez gérer la décompression via les *arr ou manuellement.

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📊 Configurer les profils ratio (autotools)

C'est le cœur de la config ratio. L'idée : définir des profils qui appliquent automatiquement des règles selon le tracker. Un tracker public n'a pas les mêmes contraintes qu'un tracker privé exigeant : on va le dire à rTorrent une bonne fois pour toutes.

Rendez-vous dans Settings > Auto Tools (ou l'onglet équivalent selon votre version : AutoDL, AutoRemove, selon le plugin exact fourni par votre provider).

Settings > Auto Tools > Profils de ratio

Profil "Tracker public" label: public
Ratio cible : 1.5
Temps min de seed : 24h
Action : Supprimer torrent + fichiers
Profil "Tracker privé exigeant" label: prive-hd
Ratio cible : 2.0
Temps min de seed : 30 jours
Action : Supprimer torrent (garder fichiers)
Profil "Trésor à conserver" label: keep
Ratio cible : illimité
Temps min de seed : illimité
Action : Jamais supprimer

Les trois profils à créer :

  1. Profil "Tracker public" : ratio cible 1.5, temps de seed minimum 24h, action : supprimer automatiquement après. Sur trackers publics, personne ne vérifie votre ratio, inutile de garder indéfiniment. Libérez le disque.
  2. Profil "Tracker privé exigeant" : ratio cible 2.0, temps de seed minimum 30 jours (souvent obligatoire chez AB, BTN, PTP, HDBits…), action : supprimer le torrent mais garder les fichiers (pour Plex/Jellyfin).
  3. Profil "Trésor à conserver" : pas de limite, jamais supprimer. Pour les torrents rares que vous voulez seeder éternellement (les petits trackers privés adorent).

Pour chaque profil, deux champs cruciaux :

  • Condition de déclenchement (when ratio reaches X AND seeded for Y days). Le plugin ne supprime que si les DEUX conditions sont remplies, jamais l'une sans l'autre.
  • Action : "Remove torrent" (garde les fichiers sur le disque), "Remove torrent and data" (supprime tout), "Stop" (pause sans supprimer). Pour un usage Plex/Jellyfin, toujours Remove torrent sans data sur vos profils privés.

Associer un tracker à un profil

Les profils ne s'appliquent pas tout seuls : il faut leur dire sur quels torrents agir. 2 méthodes :

  • Par tracker (le plus propre) : dans le profil, indiquez le domaine du tracker (ab.broadcasthe.net, c411.example, etc.). Le plugin scanne le tracker de chaque torrent et applique le bon profil automatiquement.
  • Par label (plus souple) : le profil s'applique à tous les torrents qui ont un label spécifique (par exemple prive-hd). Vous attribuez le label à la main ou via les règles RSS (étape 5).

Règle d'or pour les trackers privés : ne configurez JAMAIS d'auto-suppression sans un temps de seed minimum élevé. Sur AB, supprimer un torrent avant 30 jours = Hit-and-Run = warning (3 warnings = ban). Sur BTN, c'est 120h minimum. Lisez les règles de votre tracker AVANT de configurer.

Plugin autotools : profils dans /plugins/autotools/conf.php ou via UI. Params clés : ratio_target, min_seed_time (secondes), action (remove / remove_data / stop). Condition : ratio >= X AND seed_time >= Y (AND strict). Matching par tracker via regex sur d.custom1 (URL tracker) ou par label. Pour batch scripting : rtxmlrpc + Python pour appliquer règles customisées.

Comment savoir quel ratio viser ? Regardez les règles de votre tracker (généralement dans Rules ou FAQ). Minimum requis : 0.5 à 1.0. Vraiment confortable : 1.5 à 2.0. Au-dessus de 2.0 sur des vieux torrents, vous gagnez souvent du "bonus" convertible en upload crédit.

Le piège du Hit-and-Run. Si vous téléchargez un torrent et l'arrêtez avant le seuil de seed obligatoire (même si votre ratio global est bon), ça compte comme Hit-and-Run sur ce torrent spécifique. 3 H&R sur AB = ban à vie. Toujours privilégier un temps de seed minimum généreux, même si ça remplit le disque.

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📡 Configurer le RSS auto

Le RSS, c'est l'arme secrète des seedboxers. L'idée : votre tracker publie un flux RSS de tous ses nouveaux torrents, et rTorrent le surveille en permanence. Dès qu'un nouveau torrent correspond à vos critères, il le télécharge automatiquement. Vous gagnez en ratio sans bouger le petit doigt.

Rendez-vous dans Settings > RSS Manager (ou cliquez sur l'icône RSS de la barre supérieure, selon la version).

Étape 1 : Récupérer l'URL RSS de votre tracker

Chaque tracker a sa propre URL RSS privée, liée à votre compte. On la trouve généralement :

  • Dans votre profil utilisateur sur le site du tracker, section "RSS" ou "Feeds"
  • Dans les paramètres de compte, parfois appelé "Passkey" ou "RSS Key"
  • Sur certains trackers, il faut aller dans le menu de recherche et cliquer sur "RSS" en bas de la page de résultats (le flux contient alors le filtre de recherche)

L'URL ressemble à quelque chose comme :

https://tracker.example.com/rss.php?passkey=abc123xyz&categories=films,series

Protégez cette URL comme un mot de passe. Elle contient votre passkey, qui identifie votre compte tracker. Si quelqu'un la récupère, il peut télécharger à votre place (et vous prendrez le ban quand le tracker détectera l'activité depuis deux IP).

Étape 2 : Ajouter le flux dans ruTorrent

  1. Dans le RSS Manager, cliquez Add new RSS feed
  2. Collez l'URL RSS de votre tracker
  3. Donnez-lui un nom parlant (par ex. AB - Films récents)
  4. Définissez l'intervalle de rafraîchissement : quinze minutes est un bon compromis (assez rapide pour rater peu de freeleech, pas assez pour flagger votre compte pour abus de requêtes)
  5. Validez

Étape 3 : Créer un filtre auto-download

Sans filtre, le RSS liste les torrents mais ne les télécharge pas. Il faut maintenant dire quoi déclencher.

RSS Manager > Filter (exemple réaliste)

Nom du filtre AB - Films 1080p récents
Match title (regex) .*1080p.*BluRay.*
Exclude (regex) .*HDR.*|.*DV.*|.*HEVC.*
Taille min / max 3 Go / 15 Go
Label à appliquer AB-Films
Dossier de destination /home/user/downloads/films
Auto-start download ON

Les champs qui comptent :

  • Match title : une expression régulière que le nom du torrent doit matcher. .*1080p.*BluRay.* veut dire "contient 1080p ET BluRay". Pour un pattern simple : .*Breaking.Bad.*S04.* pour récupérer la saison 4.
  • Exclude : ce qui doit ne pas matcher. Exclure HDR, HEVC, ou des groupes de rip que vous n'aimez pas.
  • Taille min/max : évite de récupérer des samples (200 Mo) ou des remux monstres (80 Go) si votre seedbox a peu de place.
  • Label : important, le label permet à votre profil autotools (étape 4) d'appliquer les bonnes règles de ratio.
  • Dossier de destination : crucial pour les *arr (Sonarr, Radarr) qui vont chercher dans des dossiers spécifiques.

Attention piège : si votre filtre est trop large (genre "Match : *"), vous allez télécharger TOUS les nouveaux torrents du tracker. Résultat : disque saturé en une nuit et ratio qui s'effondre (vous téléchargez plus que vous ne pouvez seeder). Testez toujours en mode manuel (auto-download OFF) pendant 48h pour voir ce que le filtre capture, avant d'activer l'auto.

Plugin rss + rssfilter : regex POSIX sur <title>. Fréquence update : recommandé 15 min (pas moins pour éviter rate limit tracker). Filtres chaînables : include + exclude + taille. Label auto via d.custom1.set côté rTorrent. Directory override : d.directory.set. Pour debug : regarder /rutorrent/share/users/_user_/settings/rss.dat. En production : toujours tester en dry-run (auto-download off) 24-48h.

Combien de flux RSS faut-il ? Un par tracker minimum (cas général), ou plusieurs par tracker si vous voulez des catégories séparées (films / séries / docu). Au-delà de 8-10 flux sur la même seedbox, attention : certains providers rate-limitent les appels sortants.

Pourquoi pas une minute de refresh ? Beaucoup le demandent pour choper les freeleech en premier. Mais la plupart des trackers limitent l'API RSS à un appel / cinq minutes par utilisateur. En deçà, vous risquez un avertissement du staff voire un ban temporaire.

Alternative : les *arr. Si vous installez Sonarr/Radarr (voir notre guide *arr), ils prennent en charge le scan RSS intelligent, avec matching sur IMDb/TVDB plutôt que sur regex. Plus propre.

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🏷️ Organiser avec les labels

Quand vous arrivez à 50-100 torrents actifs, l'interface devient illisible sans organisation. Les labels sont la solution : vous attribuez une étiquette à chaque torrent, et vous pouvez filtrer instantanément par catégorie.

2 axes d'organisation complémentaires : par tracker et par catégorie de contenu. Rien ne vous empêche de combiner les deux (un torrent peut avoir 2 labels simultanés selon les versions).

Stratégie de labels recommandée

PAR TRACKER
c411
AB (AnimeBytes)
BTN (BroadcasTheNet)
PTP (PassThePopcorn)
HDB (HDBits)
RED (Redacted)
PAR CATÉGORIE
Films
Séries
Animés
Musique
Documentaires
Jeux

Créer un label et l'automatiser

  1. Dans la sidebar gauche, faites un clic droit dans la zone "Labels", puis New label
  2. Donnez un nom (par exemple Films)
  3. Optionnel : spécifiez un dossier de destination (par exemple /home/user/downloads/films). Tous les torrents avec ce label iront dans ce dossier.
  4. Optionnel : définissez une limite de ratio spécifique pour ce label (par exemple 2.5 pour les films que vous voulez seeder plus longtemps)

Pour attribuer un label à un torrent existant : clic droit sur le torrent > Label > choisissez le label voulu, ou tapez un nouveau nom pour créer à la volée.

Pour attribuer un label automatiquement : c'est ce que vous avez fait dans la règle RSS de l'étape 5. Chaque fois qu'un torrent matche la règle, le label est appliqué automatiquement. Combo gagnant.

Actions automatiques sur ajout (download dans dossier)

Chaque label peut avoir son propre dossier de destination. Pourquoi c'est crucial :

  • Séparation physique des contenus (films dans /films, séries dans /series) : vous savez toujours où est quoi
  • Compatibilité *arr : Sonarr surveille un dossier pour importer les séries, Radarr un autre pour les films. Sans label = tout dans un dossier = impossible à trier automatiquement
  • Sauvegarde sélective : vous voulez rapatrier uniquement les films chez vous via rclone/rsync ? Facile si le dossier est dédié
  • Permissions différentes : les *arr peuvent avoir des permissions différentes sur chaque dossier

Exemple de structure recommandée

Arborescence cible sur la seedbox

/home/user/
├── downloads/
│   ├── films/          ← label "Films" ici
│   ├── series/         ← label "Séries" ici
│   ├── musique/        ← label "Musique" ici
│   └── autres/         ← tout le reste
└── medias/             ← dossiers hardlinkés pour Plex
    ├── Films/
    └── Séries/

Avec cette structure + labels bien configurés, vos futurs Sonarr/Radarr/Plex sauront exactement où chercher quoi. C'est la base d'une seedbox qui tourne "toute seule".

Plugin label : d.custom1 stocke le label par torrent. Création via clic droit ou RSS filter. Per-label: download_dir, ratio_target, max_uploads. Pour scripting batch : rtxmlrpc d.custom1.set hash value. Structure dir cible : sépare downloads/ (torrents actifs) de medias/ (hardlinks pour Plex/Jellyfin). Hardlinks = même inode = seedage continu + lecture Plex sans copie. Support hardlinks : Seedbox.io OK, Ultra.cc OK, RapidSeedbox selon plan.

Pourquoi des dossiers séparés pour les *arr ? Sonarr/Radarr scannent des dossiers via leur "root folder". Si tout est mélangé, ils risquent d'importer mal (Radarr prend une série pour un film, par exemple). Séparer films et séries dans des dossiers distincts dès le départ évite 90% des galères d'import.

Les hardlinks, c'est quoi ? Un hardlink, c'est un deuxième "nom" pour le même fichier sur le disque. Le fichier n'existe qu'une fois en vrai, mais apparaît à deux endroits. Résultat : vous pouvez seeder dans /downloads/films/ ET avoir le fichier dans /medias/Films/ (pour Plex) sans le copier. Gain énorme d'espace disque. Voir notre avis Seedbox.io pour la mise en œuvre précise.

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✅ Optimiser et vérifier

Dernière ligne droite : les réglages de performance et de protocole, puis la vérification que tout tourne bien. Si vous êtes arrivé ici, le plus dur est fait.

Connexions et chiffrement

Rendez-vous dans Settings > Connections. Voici la config recommandée pour une seedbox dédiée aux trackers privés :

Settings > Connections

Port d'écoute Fixé par provider (auto)
Chiffrement Allow (compatibilité max)
DHT (réseau décentralisé) OFF pour trackers privés
Peer Exchange (PEX) OFF pour trackers privés
Local Service Discovery (LSD) OFF
  • Port d'écoute : sur seedbox, c'est fixé par le provider (port dédié à votre compte). Ne touchez pas, tout fonctionne.
  • Chiffrement : "Allow" (autorise le chiffrement sans le forcer). "Required" peut faire louper des pairs sur certains vieux trackers. En datacenter, peu d'intérêt d'aller au-delà.
  • DHT : OFF absolu si vous êtes sur des trackers privés. DHT = partage hors-tracker = infraction à la charte = ban. Laissez ON uniquement si vous ne faites QUE du tracker public (rare sur seedbox).
  • PEX (Peer Exchange) : OFF, même raison que DHT.
  • LSD (Local Service Discovery) : OFF. Sert à trouver des pairs sur le réseau local : inutile sur un serveur datacenter, et potentiellement problématique sur trackers privés.

Limites de connexions et slots

Rendez-vous dans Settings > Bandwidth (ou Limits selon les versions) :

Settings > Bandwidth / Limits

Upload slots global 100 - 200
Max connections per torrent 50 - 80
Active downloads (en parallèle) 5 - 10
Global download/upload speed 0 = illimité
  • Upload slots global : entre 100 et 200 sur une seedbox qui seedera beaucoup (200+ torrents actifs). Trop bas = vous ne servez pas assez de pairs = ratio qui stagne. Trop haut = surcharge CPU.
  • Max connections per torrent : 50 à 80. Au-delà, peu de gain, et vous risquez de taper le plafond CPU du serveur.
  • Active downloads : 5 à 10 en parallèle. En dessous, vous risquez de ralentir les ajouts en batch. Au-dessus, chaque torrent prend moins de bande passante unitaire.
  • Global speed limits : laissez à 0 (illimité). Vous payez pour du 10 Gbps, autant en profiter. Votre provider a déjà un plafond réseau côté serveur.

Vérification finale : tout tourne ?

Ajoutez un torrent test (une ISO Ubuntu récente par exemple), et laissez-le tourner cinq minutes. Vérifiez dans cet ordre :

Checklist de vérification finale

Statut du torrent Seeding / Downloading
Vitesse download (si DL) 10 - 100 Mo/s
Vitesse upload (si seeding) 10 - 100 Mo/s
Ratio qui monte visiblement +0.1 toutes les 10 min
Tracker status (clic droit > Trackers) Announcing OK
Nombre de pairs connectés > 0
Si tous les points sont au vert, votre seedbox est opérationnelle.

Votre seedbox est prête

rTorrent configuré, profils ratio en place, RSS auto actif, labels pour l'organisation. Il ne reste plus qu'à ajouter vos trackers et laisser tourner. Le ratio va grimper tout seul.

Connections : port fixé par provider (forwarded), encryption allow. DHT/PEX/LSD off strict pour trackers privés (TOS violations = ban). Bandwidth : upload slots 100-200 global, max_uploads 50-80 par torrent, active_downloads 5-10. Laisser global speed = 0 (le plafond provider gère). Vérification : tail -f ~/.session/rtorrent.log si accessible, rtxmlrpc system.time pour tester XMLRPC. Debug tracker : clic droit > Trackers, colonne "Last message" = HTTP status + erreur détaillée si KO.

Pourquoi DHT off sur trackers privés ? DHT permet de trouver des pairs en dehors du tracker (sur un réseau distribué global). Sur un tracker privé, c'est strictement interdit par la charte : vous partagez le contenu avec des gens qui ne sont pas membres. Les trackers scannent régulièrement les pairs connectés et détectent les IP qui se baladent sur le DHT du même infohash. Ban immédiat sur la plupart des sites.

Vitesses anormalement basses ? Si vous plafonnez à 2-3 Mo/s alors que votre plan est 1-10 Gbps, cela vient presque toujours du swarm (peu de pairs, ou pairs lents). Testez sur un torrent très populaire (ISO Ubuntu fraîche) pour vérifier que le serveur va vite. Si même là vous êtes lent : ticket support, le provider a peut-être un problème réseau.

Torrent en "stopped" sans raison ? Vérifiez la colonne "Tracker status" (clic droit > Trackers). Si "Passkey invalid", c'est que votre URL RSS ou votre compte tracker a changé. Si "Torrent banned", le torrent a été retiré du tracker (fake, virus, ou doublon). Supprimez.

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